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http://www.france-palestine.org/article4239.html?var_recherche=manifestations

AMNESTY INTERNATIONAL EXHORTE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE
À NÉGOCIER DE TOUTE URGENCE UN CESSEZ-LE-FEU IMMÉDIAT.

RENDEZ-VOUS LUNDI 7 AOUT A 19 HEURES A LA FONTAINE DES INNOCENTS, A PARIS, POUR MANIFESTER VOTRE SOLIDARITE AUX POPULATIONS CIVILES, EXIGER UN CESSEZ-LE-FEU IMMEDIAT ET UN EMBARGO SUR LES ARMES A DESTINATION DES DEUX PARTIES AU CONFLIT.

http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/actualites/israel_liban_cessez_le_feu

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Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /Août /2006 19:40

Plus de 1300 morts au Liban!

 

On ne saura jamais combien de personnes auraient échappé à la mort, si George Bush et Tony Blair avait exigé, des semaines plus tôt, un cessez-le-feu immédiat. Beaucoup aurait eu une chance de vivre, si les gouvernements occidentaux n'avaient pas considéré cette sale guerre comme "l'occasion" de créer un "nouveau" Proche-Orient, en humiliant l'Iran et la Syrie.

dit Robert Fisk dans un article datant du 17 août :

http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/Robert_Fisk/Liban_compte_des_morts_170806.htm

Par dl - Publié dans : rdliban
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Lundi 21 août 2006 1 21 /08 /Août /2006 11:44

Devant la défaite militaire de l’armée israélienne au Liban, l’armée de l’Etat juif cherche une victoire même médiatique, mais les défaites militaires et morales de l’Etat juif se poursuivent.

 

Samedi matin un commando héliporté de l’état sioniste viole la résolution 1701 par une opération militaire dans la vallée de la Bekaa près de Baalbeck. Cette opération qui a échoué avant d’atteindre ses objectifs montre le non respect israélien des droits internationaux.

 

De nouveau L'aviation israélienne a violé dimanche l'espace aérien libanais, enfreignant la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, selon un communiqué du commandement de l'armée libanaise, deux chasseurs-bombardiers israéliens ont survolé le Liban sud en milieu de matinée, avant de se diriger vers Chekka (55 km au nord de Beyrouth) puis la plaine de la Békaa, à l'est, avant de quitter l'espace aérien libanais face à Naqoura (sud).

 

Malgré l’accusation de l’ONU d’avoir violé ces deux derniers jours la cessation des hostilités le ministre de la défense de l’Etat juif, Amir Peretz a assuré que le pays se préparait d'ores et déjà pour un "second round" des hostilités :  «  Nous allons examiner ce qui est apparu comme un échec. Nous allons tout mettre sur la table, car notre devoir est de nous préparer à un second round ».

 

On n’attend pas d’ Israël qu’elle  respecte les lois internationaux mais on attend du monde qu’il respecte les résolutions qu’ils arrêtent !

 

Par rj - Publié dans : rdliban
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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /Août /2006 16:45

Ses articles, je trouve sont toujours intéressant à lire!

D'autres ici :

http://vdedaj.club.fr/spip/site.php?id_syndic=45

Par dl - Publié dans : rdliban
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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /Août /2006 16:30

Par Robert Fisk

publié dans The Independent, le 15 août 2006,
article original : 'Desert of trapped corpses testifies to Israel's failure'
Ils en ont fait un désert et ils appellent cela la paix. Srifa - ou ce qui fut autrefois le village de Srifa - est un lieu de gravats, de chats affamés, de cadavres pris au piège dans les maisons qui ont été ratatinées comme des crêpes. Mais c'est aussi un lieu de victoire pour le Hezbollah, dont les combattants marchaient hier dans les décombres en ayant l'air de héros conquérants. Alors, qui doit-on condamner pour ce désert ? La milice chiite qui a provoqué cette guerre ou l'aviation et l'infanterie israéliennes qui ont ravagé le sud-Liban et tué un si grand nombre de ses habitants ?

Il n'y avait aucun doute de ce que le moukhtar [le chef de village] pensait. Tandis que trois hommes du Hezbollah - l'un blessé au bras, les autres transportant deux chargeurs de munitions et un émetteur-récepteur - nous croisaient au milieu des piles de béton fracassé, Hussein Kamel el-Din leur cria : "Salut, les héros !" Ensuite il se tourna vers moi. "Savez-vous pourquoi ils sont en colère ? Parce que Dieu ne leur a pas donné l'occasion de mourir".

Il faut être ici avec le Hezbollah au milieu de cette destruction effrayante - loin au sud du fleuve Litani, dans ce territoire d'où Israël avait juré, autrefois, de les chasser - pour réaliser la nature de ce mois de guerre et de son énorme signification politique pour le Proche-Orient. La puissante armée d'Israël a déjà battu en retraite du village voisin de Ghandoutiya après avoir perdu 40 hommes en seulement 36 heures de combats. Elle n'a même pas réussi à entrer dans la ville dévastée de Khiam où le Hezbollah faisait la fête hier après-midi. À Srifa, je me tiens là, debout avec des hommes du Hezbollah, à regarder les routes vides vers le sud et je pouvais voir jusqu'en Israël et la colonie de Mizgav Am, de l'autre côté de la frontière. Ce n'est pas de cette façon que la guerre était censée se terminer pour Israël.

Loin d'avoir humilié l'Iran et la Syrie - ce qui était le plan israélo-américain - ces deux Etats supposés être des parias ont été laissés intacts et la réputation du Hezbollah est adulée dans tout le monde arabe. "L'occasion" que le Président George Bush et sa Secrétaire d'Etat, Condoleeza Rice, ont cru voir dans la guerre du Liban s'est avérée être une occasion pour les ennemis de l'Amérique de montrer la faiblesse de l'armée d'Israël. Vraiment, la nuit dernière, on ne voyait pratiquement aucun blindé israélien à l'intérieur du Liban - on a juste pu apercevoir un char solitaire à l'extérieur de Bint Jbeil - et les Israéliens se sont même retirés de la ville chrétienne "sûre" de Marjayoun. Il est désormais clair que l'armée israélienne, forte de 30.000 hommes, et qui avait été signalée en train de foncer vers le fleuve Litani, n'a jamais existé. En fait, il est peu probable qu'il restait hier plus de 1.000 soldats israéliens au sud-Liban, même s'ils ont été impliqués dans deux échanges de tirs, pendant la matinée, quelques heures après que le cessez-le-feu onusien a pris effet.

Pendant ce temps, est arrivé un exode massif de dizaines de milliers de familles chiites, descendant la côte depuis Beyrouth, avec leur literie empilée sur le toit de leurs voitures. Beaucoup arboraient des drapeaux du Hezbollah avec des photos de Sayed Hassan Nasrallah, le président du Hezbollah, sur leurs pare-brise. Aux embouteillages massifs autour des ponts d'autoroutes démolis et des cratères qui constellent le paysage, le Hezbollah distribuait même des drapeaux jaune et vert de "victoire" avec des écriteaux officiels conseillant vivement aux parents de ne pas laisser les enfants jouer avec les milliers de bombes qui n'ont pas explosé et qui jonchent à présent le paysage. Hier, au moins un enfant libanais a été tué par un obus qui n'avait pas explosé et 15 autres ont été blessés.

Mais vers quoi les gens retournent-ils ? Haj Ali Dakroub, un chef de chantier de 42 ans, avait perdu une partie de sa maison dans le bombardement israélien de Srifa en 1996. À présent sa maison a été totalement ratatinée. "Qu'y a-t-il ici pour qu'Israël ait tout détruit ?" demande-t-il. "Nous ne nions pas que la résistance se trouvait à Srifa. Elle y était hier et elle y sera demain. Mais, dans cette maison ne vivait que ma famille. Alors pourquoi Israël l'a-t-il bombardée ?" Eh bien ! Il se trouve que j'ai remarqué ce qui semble être l'enveloppe extérieure d'un missile pendant du balcon d'une maison très endommagée en face des décombres de la maison d'Ali Dakroub. Et un groupe de miliciens du Hezbollah, dont l'un d'eux porte un pistolet à la ceinture, nous a croisés en marchant nonchalamment et a disparu dans un verger ? Etait-ce là, peut-être, qu'ils gardaient quelques-unes de leurs roquettes ?

M. Dakroub n'a rien dit. "Je vais reconstruire ma maison avec mes deux fils", a-t-il insisté. "Il se peut qu'Israël revienne dans dix ans et détruise tout à nouveau et ensuite je reconstruirais tout une nouvelle fois. C'était une victoire du Hezbollah. Les Israéliens ont été capables de vaincre tous les pays arabes en six jours en 1967, mais ils n'ont pas réussi, en un mois, à vaincre la résistance. Les hommes de la résistance sortaient du sol et ripostaient. Ils y sont toujours".

"Sors du sol !" est une expression que j'ai entendu plusieurs fois ces quatre dernières semaines et je commence à soupçonner qu'un grand nombre des milliers de guérilleros se cachaient vraiment dans des grottes, des sous-sols et des tunnels, juste pour en sortir et tirer leurs missiles ou utiliser leurs roquettes à infra-rouge contre l'armée israélienne, après qu'elle a commis l'erreur d'envoyer des troupes au sol au Liban. Et y a-t-il quelqu'un pour croire que le Hezbollah se laissera désarmer par une force onusienne internationale et par les troupes libanaises une fois qu'elles seront là - et si elles arrivent ? Il y a eu un moment symbolique hier lorsque les soldats libanais, déjà basés au sud-Liban, se joignirent aux hommes du Hezbollah à Srifa pour dégager les gravats d'une maison dans laquelle on pensait que les corps de toute une famille étaient ensevelis. La Croix-Rouge libanaise et le personnel de la sécurité civile - les représentants du pouvoir civil qui est supposé récupérer sa souveraineté sur le Hezbollah - se sont joints aux fouilles. Le moukhtar, qui regardaient ouvertement le Hezbollah comme des héros, est aussi un représentant du gouvernement. Et à l'entrée de ce village dévasté se trouve toujours une affiche de Nasrallah et du président iranien Ali Khamenei.

Loin de repousser le Hezbollah au nord, de l'autre côté du fleuve Litani, Israël les a retranchés dans leurs villages libanais comme jamais auparavant.
http://questionscritiques.free.fr/edito/Independent/Robert_Fisk/guerre_du_Liban_echec_d_Israel_150806.htm

 

Par dl - Publié dans : rdliban
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Vendredi 18 août 2006 5 18 /08 /Août /2006 16:18


Un article de Georges Corm [1], publié le 11 août 2006 dans Le Figaro.

L’anesthésie de beaucoup de consciences face au drame du Liban et au non-respect des règles du droit humanitaire et des conventions de Genève n’est pas simple à comprendre. Cela n’est d’ailleurs pas la première fois que cette anesthésie se manifeste. En effet, le déplacement forcé par les bombardements de l’aviation israélienne d’un quart de la population libanaise, le blocus terrestre, maritime et aérien - y compris le bombardement des camions transportant l’aide humanitaire ou des denrées alimentaires - est une répétition sur une échelle plus large de ce qu’a déjà subi une partie du Liban en 1982 avec le siège de Beyrouth par l’armée israélienne durant deux mois et demi ; il s’agissait alors d’éradiquer les mouvements armés de l’OLP. Cette insensibilité d’une partie de l’opinion occidentale se manifeste aussi à l’égard des Palestiniens occupés depuis 1967 par l’armée israélienne.

Face à ce chaos sanglant, l’Europe se félicite d’être enfin en paix. Elle ne réalise pas, cependant, que le vent de folie meurtrière qui va de l’Afghanistan à la Palestine et au Liban, en passant par l’Irak n’est, en grande partie, que le sous-produit de sa propre histoire.

C’est en effet au Moyen-Orient que se manifeste incontestablement la convulsion la plus spectaculaire de cette histoire tragique, due à l’horreur causée par le génocide des communautés juives d’Europe sous le IIIe Reich. Ce génocide est un point culminant d’un antisémitisme de nature raciste qui a sévi durant tout le XIXe siècle, prenant le relais de l’antijudaïsme de nature théologique, prêché durant des siècles par les catholiques et les protestants.

Lorsque l’armée allemande nazie conquérante commet ses abominations contre tout Européen de confession juive, c’est un silence consternant qui s’abat sur l’entreprise démoniaque de Hitler. Le silence du Vatican a été fortement dénoncé, mais qu’en est-il du silence assourdissant des États-Unis ou de l’Angleterre qui, avec tous leurs moyens d’espionnage sophistiqués, ne pouvaient pas ignorer l’ampleur du génocide ? À la fin de la guerre, l’Allemagne est réintégrée au sein des nations démocratiques et les procès de Nuremberg sont censés avoir guéri le traumatisme psychologique causé par la folie nazie ; pour les juifs d’Europe, victimes de cette entreprise d’éradication physique totale, unique dans l’histoire, le procès d’Eichmann à Jérusalem en 1963 pouvait être considéré comme une version israélienne des procès de Nuremberg.

Pourtant, le problème était loin d’être réglé. Raul Hilberg, le spécialiste le plus respecté de l’histoire de l’Holocauste, a très bien expliqué ce qu’il appelle le « transfert d’hostilité » opéré par les juifs sur d’autres que leurs bourreaux allemands, réintégrés à la communauté des nations occidentales. Ce transfert d’hostilité, explique Hilberg, s’est effectué d’abord sur l’Angleterre mandataire de la Palestine, accusée de retarder la création de l’État d’Israël, puis sur les Arabes, une fois l’État créé et reconnu. « La réserve qu’observait la communauté juive à l’égard de l’Allemagne, écrit cet auteur, fut remplacée, au moins chez les juifs du monde occidental, par des actes de militantisme en faveur d’Israël. Le déplacement de l’hostilité ne constitue pas une réaction isolée dans les annales du comportement individuel et de masse. C’est une vaste entreprise de « neutralisation » réussie, l’une des plus grandes de l’Histoire. » [2]

Mais bien plus, comme on peut le voir, ce mécanisme de transfert d’hostilité n’a pas touché que les juifs et l’État d’Israël ; il a aussi servi de défouloir à la culpabilité éprouvée par l’Europe du fait de ses traditions antijudaïques et antisémites racistes. Ce double transfert fait accepter que les grands principes du droit international et du droit humanitaire ne s’appliquent plus depuis longtemps pour sanctionner l’ampleur des représailles qu’exerce l’armée israélienne depuis 1967 contre les populations civiles du Liban et de la Palestine, alors que cet État est lui-même en infraction à toute une série de résolutions des Nations unies qui le concernent quant aux Territoires occupés.

Par ailleurs, après les attentats du 11 septembre 2001, la théorie très contestable de la guerre de civilisation a pu prendre consistance et se solidifier dans la doctrine de l’ennemi unique de l’Occident que serait le terrorisme islamique, doctrine qui a justifié et légitimé l’invasion de deux pays par les États-Unis (Afghanistan et Irak). Elle facilite donc plus que jamais, dans la culture dominante en Occident et en Israël, le fonctionnement de ces transferts dus à l’horreur de l’Holocauste. À l’ancien ennemi disparu, dénommé autrefois subversion communiste, l’Occident s’est trouvé un ennemi nouveau et Israël, de par sa position géographique au coeur du monde arabe, se trouve, dans cette vision, nécessairement en avant-poste.

Mais rappelons ici aussi l’occupation, durant vingt-deux ans (1978-2002), d’une large partie du sud du Liban par l’armée israélienne, occupation qui est le terreau sur lequel le Hezbollah s’est développé, cependant que le terreau du Hamas en Palestine est aussi celui de l’occupation et de la colonisation. En faisant de l’État d’Israël un État hors norme du droit international, ne s’agit-il pas de la résurgence d’une nouvelle forme de racisme inversé, particulièrement subtile, perverse et dangereuse pour l’avenir ?

Le Proche-Orient continue aujourd’hui de payer les dettes morales des guerres et des violences survenues au sein de l’Europe. Celle-ci peut-elle encore réagir pour arrêter ce nouveau bain de sang, ouvrant ainsi, enfin, la voie à la paix et à la réconciliation avec son Orient proche ? La Méditerranée pourra-t-elle enfin re- devenir « notre » mer commune, sans ingérence d’outre-Atlantique ?

 

Georges Corm

[1] Georges Corm, économiste et historien, ancien ministre des Finances du Liban (1998-2000), auteur de La Question religieuse au XXIesiècle. Géopolitique et crise de la post-modernité, La Découverte, 2006..

[2] Extrait de l’ouvrage majeur de Raul Hilberg, La Destruction des juifs d’Europe, vol. II, p. 905-906, Gallimard, Folio/histoire, Paris, 1991.

Par dl - Publié dans : rdliban
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